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BIOGRAPHIE CHARLES DEBBASCH

Juriste et homme politique français

- Professeur titulaire de classe exceptionnelle à la Faculté de Droit et de Science Politique d\'Aix-Marseille

-Président de l'Académie Internationale des Médias

-Ministre, Conseiller spécial du Président de la République Togolaise, Ambassadeur itinérant

 

DIPLÔMES

-          Licencié en Droit - 1957 - Certificat d\'Aptitude à la Profession d\'Avocat - 1957 - Diplômes d'Études Supérieures de : Droit Public - 1958 Science Politique - 1958 Droit Privé - 1958 - Docteur en Droit - 1960 - Lauréat de la Faculté de Droit d\'Aix-en-Provence (Prix décerné à l\'étudiant de la Faculté ayant effectué les meilleures études de licence et de doctorat) - 1960 - Agrégé des Facultés de Droit et des Sciences économiques - 1962

-           

DISTINCTIONS

-          Commandeur de l\'Ordre de la République tunisienne (1973) - - Officier de l\'Ordre du Mérite du Sénégal (1977) - Grand Officier de l\'Aigle Aztèque (1980) - Commandeur de l'Ordre de l'Istiqlal (1983) - Citoyen d'honneur de la ville de Gordes (1985) - Membre correspondant de l\'Académie Royale des Sciences Morales et Politiques espagnole (1987) - Paul-Harris Fellow du Rotary International (1988) - Commandeur de l'Ordre du Mono, Togo (1995)

-           

CARRIÈRE

-          Instituteur suppléant et Surveillant de Lycée (1954-1957) - Chargé de travaux pratiques à la Faculté de Droit d\'Aix-en Provence(01.10.1957 - 30.11.1959) - Professeur de classe exceptionnelle titulaire de la chaire de DroitPublic à la Faculté de Droit d\'Aix-Marseille (où il enseigne depuis 1957). - Directeur du Centre de Recherches Administratives de la Faculté (1966-2002). - Chargé d\'une mission d\'information auprès du ministre de l\'Éducation Nationale (1968-1969 - F.-X. Ortoli, Edgar Faure) - Doyen de la Faculté de Droit et de Science Politique d\'Aix-Marseille(1971-1973). Doyen honoraire depuis 1973. - Président de l\'Université de Droit, d\'Économie et des Sciences d'Aix-Marseille (1973-1978). Président honoraire depuis 1978. - Membre puis Président de la section droit public du Comité Consultatif des Universités puis Président de la section droit public du Conseil supérieur des corps universitaires (1969-1982). - Administrateur représentant l'État dans la Société Nationale de Télévision France Régions 3 (1977-1979). - Conseiller pour l\'Éducation, la Jeunesse et la Culture, du Président de la République française Valéry Giscard d\'Estaing (1978-1981). - Chargé d\'une mission par S.M. le roi Hassan II (organisation des études juridiques du Prince héritier et direction d\'un cours de droit comparé,1982-1986). - Directeur Général du groupe Dauphiné Libéré (janvier 1984-1989). Membre du Directoire. - Président-directeur Général de l\'Agence Générale d\'Information (mars1985-1990). - Président du Conseil de Surveillance du Dauphiné Libéré (1989-1994). - Directeur de l\'Institut International du Droit des Médias de l\'Université de Droit, d\'Économie et des Sciences d\'Aix-Marseille 1989-2002). - Avocat à la Cour d\'Appel de Paris (1989-2007). - Conseiller du Président de la République du Togo , Ambassadeur itinérant (depuis 1992). -Conseiller spécial du Président de la République togolaise, Ministre (depuis 2005)

-           

OUVRAGES DE CHARLES DEBBASCH

Essais et romans .

 L\'administration au pouvoir, fonctionnaires et politiques sous la Vème République Calmann-Lévy- Questions d\'actualité, 1970. .L\'Université désorientée, PUF 1971. . La France de Pompidou, PUF 1974. . Les Chats de l\'Émirat –Conte politique, Sainte Victoire 1976. . L\'État civilisé - Contre le pouvoir sauvage, Fayard1979. . L\'Élysée dévoilé, Albin Michel1982. . La disgrâce du socialisme, Economica 1985. .La réussite politique, Éditions Atlas-Economica , 1987. La cohabitation froide, Economica, 1988. . Mémoires du Doyen d\'Aix-en-Provence, Jaguar-Assas Librairie 1996. .Une âme corse, La Marge ,1996 .Un amour de Love ,La Marge ,2001 L\'avenir institutionnel de la Corse, La Marge 2000 .Contes de nos animaux favoris , La Marge 2004 .Chronique d\'un désastre judiciaire, le scandale Vasarely , Colonna 2006 .La succession d\'Eyadema L\'Harmattan 2006 L’entrée en Sarkozy L’Harmattan 2008

 

Droit constitutionnel et institutions politiques .

 Droit constitutionnel et institutions politiques, Economica 1ère éd., 1983 ; 2ème éd., 1986 ; 3ème éd., 1990 ; 4ème éd. 2001 .Lexique de termes politiques, Dalloz, 1ère éd., 1975 ; 2ème éd., 1978 ; 3ème éd., 1981 4ème éd., 1984 \"Lexique de politique\" ; 5ème éd., 1988 ; 6ème éd., 1992 ; 7ème éd., 2001. Traduction espagnole - Témis-Colombie, 1985. . Les Constitutions de la France, Dalloz, 1ère éd., 1983 ; 2ème éd., 1989 ; 3ème éd. 1996. . La Vème République,Economica, 1ère éd., 1985 ; 2ème éd., 1988 . La Constitution de la Vème République, 1ère éd., 1999 ; 2ème éd., 2000 3ème éd., 2002, 4ème éd., 2004 Science politique et sociologie . Introduction à la politique, Précis Dalloz, 1ère éd., 1982 ; 2ème éd., 1986 ; 3ème éd., 1991. ; 4ème éd. 1995 ; 5ème éd. 2000 (traduction bielorusse Mihck Copaka 1995). . La Société française, Collection Études politiques, économiques et sociales, 2ème éd., 1991. Livre couronné par l\'Académie des Sciences morales et politiques, prix Louis Marin, 1989 ; 3ème éd. 1995 ; 4ème éd. Armand Colin 2001. . Les associations, Collection \"Que sais-je ?\", n° 2209, 1ère édition, 1985 ; 2ème édition, 1986 ; 3ème édition, 1990 ; 4ème éd. 1993 ; 5ème éd. 1996 ; 6ème éd. 1997 ; 7ème éd. 1998. . Les fondations, PUF Collection \"Que sais-je ?\", 1992. . Les Fondations, un mécénat pour notre temps ? Economica 1987.

 

Droit et science administratifs

 .Annuaire européen d\'Administration Publique, CNRS-Presses Aix-Marseille 20 volumes . Code italien de procédure civile, Traduction française Jupiter 1ère éd., 1967 ; 2ème éd., 1968 ; 3ème éd., 1969. .Procédure administrative contentieuse et procédure civile, Bibliothèque de droit public, 1962. . Le système de décision en matière de régionalisation du plan (Bilan de la réforme de 1964 dans le cadre de la région Provence-Côte d\'Azur-Corse) Délégation Générale à la Recherche Scientifique et Technique, Décembre 1968. . Institutions administratives, 1ère éd., 1966 ; 2ème éd., 1972 ; 3ème éd., 1975. Droit administratif, Economica, 8ème éd., 2007. . Droit administratif, Cujas,1ère éd., 1968 ; 2ème éd., 1972 ; 3ème éd., 1974. . Institutions et Droit administratifs, Collection Thémis, P.U.F. - Tome 1 : Les structures administratives, 1ère édition, 1976 ; 2ème édition, 1982 ; 4ème édition, 1991 ; 5ème éd. 1999 (traduit en coréen). - Tome 2 : L\'action et le contrôle de l\'administration, 1ère édition, 1978 ; 2ème édition, 1986 ; 3ème édition, 1992 ; 4ème éd. 1998. - Droit administratif des biens, 1982 ; 2ème édition, 1994, 3ème éd. 1999. - Textes et documents, PUF, 1980. . Contentieux administratif, Précis Dalloz, 1ère éd., 1975 ; 2ème éd., 1978 ; 3ème éd., 1981 ; 5ème éd., 1990., 6ème éd. 1994 ; 7ème éd. 1999, 8ème éd. 2001. . Les grands textes administratifs (en collaboration avec M. Pinet), Sirey, 1970. . Science administrative, Précis Dalloz, 1ère éd., 1971 ; 2ème éd., 1973 ; 3ème éd., 1976 ; 4ème éd., 1980 ; 5ème éd., 1989.Traduction espagnole dans la collection Estudios administrativos, Madrid 1975 ; 2èmeéd., 1980.traduction chinoise, Édition du Siècle, Shangaï, 2001. .Administration publique, Economica, 2005 . Annales de Droit Administratif - DEUG II – édition annuelle Dalloz 1997, 1998 1999.2000,2002

 

Droit de la communication .

 Traité du droit de la radiodiffusion, (radio et télévision) 1967. . Le droit de la radio et de la télévision, PUF, Collection \"Que sais-je ?\", n° 1360, 1ère éd., 1969 ; 2ème éd., 1984, (Le droit de l\'audiovisuel). . Le Droit de l\'audiovisuel, Précis Dalloz, 1ère éd., 1988 ; 2ème éd., 1991 ; 3ème éd. 1993 ; 4ème éd. 1995. . La régulation de la liberté de la communication audiovisuelle, PUAM-Economica, 1991. . Cinéma et télévision, PUAM-Economica, 1992. . Publicité et audiovisuel, PUAM-Économica, 1993. . Les campagnes électorales radiotélévisées, PUAM-Economica, 1995. . La C.N.C.L., Economica 1988. . Les grands arrêts du droit de l\'audiovisuel, Sirey, 1991 . Droit des Médias, collection Références, Dalloz 1999 ; 2ème éd., 2001. . Droit de la communication, 1ère édition, 2001.

 

 Droit africain .

La République tunisienne, Collection \"Comment ils sont gouvernés\", 1962. . La Tunisie, Encyclopédie politique et constitutionnelle publiée par l\'I.I.A.P., série Afrique, 1973. . Mutations culturelles et coopération (en collaboration) CNRS (1968). . Pouvoir et Administration au Maghreb (en collaboration) CNRS 1970). -L\'Etat du Togo , Lomé 2005(Traduction anglaise)

 

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22/11/2008 13:33
DALLAS AU PARTI SOCIALISTE  0 commentaire

 

 

DALLAS AU  PARTI SOCIALISTE

La victoire contestée de Martine Aubry- avec seulement 42 voix d’avance sur Ségolène Royal -ouvre pour le PS une phase de trouble, d’incertitude et peut-être même de déchirement. Déjà le Congrès de Reims avait été le théâtre d’affrontements et de luttes intestines. Les différents courants qui s’étaient évalués avant les Assises n’avaient pu se mettre d’accord sur le nom d’un Premier secrétaire. C’est donc le vote direct de militants qui devait trancher le débat. Mais, après un premier tour remporté par la Présidente de Poitou Charentes- les trois leaders distancés Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Benoit Hamon se sont regroupés sous la houlette du maire de Lille. C’est donc une alliance « Tout sauf Ségolène »  qui l’aurait emporté d’une courte tête.

 

LA RESERVE A CHOISIR UN PRESIDENTIABLE

 

 A l’évidence, ce n’était pas seulement le choix du premier secrétaire qui était en jeu. La question non posée mais qui était sans cesse sous-jacente était de savoir quel serait le futur candidat du PS aux présidentielles. Les poids lourds du parti comme Laurent Fabius ou Dominique Strauss-Kahn s’opposaient à Ségolène Royal non pour le danger qu’elle pouvait représenter à l’appareil du parti mais parce que l’investir était se lier à l’avance dans le choix du présidentiable D’où la tendance pour évacuer le problème à vouloir détacher la question du gouvernement du parti de celle relative au choix du candidat à la présidentielle. Ce qui, à l’évidence est une absurdité : le titulaire du parti aura en effet vocation à être le candidat du PS à la présidentielle.

 

LE HEURT ENTRE LES APPARATCHIKS ET LES MILITANTS

 

L’état major traditionnel du parti est apparu dépassé. François Hollande n’a réussi aucune de ses manœuvres et il laisse après une décade de gouvernement le parti divisé. Faute de consensus, il n’a pas prononcé à Reims le discours de clôture qu’il avait préparé. On imagine aussi qu’il n’a pas été simple pour lui de voir son ancienne compagne le braver publiquement et les regards qu’échangeaient de temps à autre Ségolène Royal et François Hollande avaient quelque chose de pathétique.

 

Visiblement la base du parti s’est progressivement détachée de ses dirigeants et aspire à un profond renouvellement du mouvement mais le PS reste contrôlé par les apparatchiks tandis que Ségolène plus médiatique prenait racine dans les medias et les nouveaux militants.

 

 

 

L’ECHEC DE DELANOE

Le maire de Paris qui apparaissait comme le meilleur présidentiable du PS avant Reims est sorti affaibli de l épreuve. Sa motion est arrivée en troisième position et ses partisans étaient eux-mêmes dans l’hésitation quant à l’attitude à adopter. Certains étaient prêts à entrer dans le front commun contre Ségolène et d’autres, comme François Hollande, le refusait dans un premier temps avant de s’y rallier.

Il faut dire que Bertrand Delanoë avait quelque peu agi à contretemps. Quelques semaines avant la crise financière, il se convertissait à un certain libéralisme alors que l’ébranlement de l’économie mondiale allait en montrer les limites. Dés lors, le maire de Paris, désavoué par les militants, renonçait à être candidat.et déclarait "Je ne pose aucune revendication de pouvoir ou de personne», tout en insistant sans succès auprès de ses partenaires potentiels pour que le candidat commun soit issu de sa motion. C’est que la question des alliances était au centre des débats.

LA QUERELLE SUR LES ALLIANCES

Les adversaires de Ségolène Royal l’ont attaquée sur la question des alliances. « Je ne pense pas que cela soit sérieux de renvoyer à un entre-deux-tours présidentiel la question de savoir si oui ou non nous gagnerions avec le Modem à une élection nationale », estimait Benoit Hamon le leader de la gauche du parti. Et il attaquait la main tendue de Royal à François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle de 2007. Sur ce point, Ségolène Royal essayait de se dégager du piège en estimant sur TF1que cette question de l'alliance avec le Modem « se posera dans le futur entre-deux tours de l'élection présidentielle, et franchement on en est loin." » Mais elle n’a pas réussi à convaincre. C’est sur sa gauche que la présidente de Poitou-Charentes a été débordée.

 

A GAUCHE TOUTES

 

La coalition gagnante du PS a misé sur le « Tout à gauche ».Le discours de Martine Aubry -qui pourtant gouverne la mairie de Lille avec le MODEM- avait des allures de lutte des classes et ressemblait aux propos tenus dans l’euphorie de la victoire de 1981.

 

Cet ancrage à gauche s’explique par la volonté d’exploiter les craintes qu’inspire à la population les difficultés du capitalisme. Il se justifie aussi par le souci que cause au PS le succès d’Olivier Besancenot. Il ne faut pas lui laisser le champ libre et il faut donc occuper le terrain qu’il est en voie de conquérir. Mais cet ancrage à gauche du PS est quelque peu incantatoire et ne s’accompagne d’aucun discours économique crédible.

 

ET MAINTENANT

 

Tout est à présent envisageable y compris une scission du Parti.

 

L’extrême gauche du PS  avec Jean-Luc Mélenchon est déjà allée batifoler ailleurs.

 

Les centristes du parti peuvent être tentés de rejoindre le Modem.

 

Le grand désordre du Parti accélérera aussi les ralliements de grands anciens comme Claude Allègre ou  Jack Lang à Nicolas Sarkozy.

 

Pour l’instant, c’est Dallas qui se joue au PS.

 

Charles Debbasch

 





12/11/2008 0:19
L'EMBELLIE DE NICOLAS SARKOZY  0 commentaire

L’EMBELLIE DE SARKOZY |
.
Un sondage ne fait pas le printemps mais une addition de sondages concordants témoigne d’une embellie incontestable de la cote de Nicolas Sarkozy.
Selon un sondage Ipsos pour l'hebdomadaire "Le Point", Nicolas Sarkozy gagne huit points en novembre, avec 49% des Français qui portent un jugement favorable sur l'action du président de la République.
Même son de cloche dans le journal Le Parisien : selon le baromètre mensuel CSA i> Télé - Le Parisien - Aujourd'hui-en-France, 47 % des personnes interrogées affirment faire confiance à Nicolas Sarkozy pour affronter les principaux problèmes qui se posent au pays. Ce qui représente une augmentation de 7 points par rapport au mois d'octobre. Pour la première fois depuis janvier 2008, ceux qui lui font confiance sont plus nombreux que ceux qui ne lui font pas confiance (46 %)


Un troisième sondage va dans le même sens. Selon le « baromètre » politique ViaVoice pour « Libération » la cote de confiance de Nicolas Sarkozy bondit de 8 points en novembre, à 48 % d'opinions « positives ».

Trois facteurs expliquent cette évolution favorable de l’opinion à l’égard du président de la République.

Nicolas Sarkozy a pris, à présent, la juste mesure de sa fonction présidentielle. Il a modifié son comportement trop familier et impulsif qui avait déplu à l’opinion dans les premiers mois de son mandat et il a redonné à la fonction présidentielle le zeste de majesté que l’opinion attend .

Face à la crise, il a réagi avec autorité et célérité et il a trouvé les réponses adaptées qui ont rassuré les Français.

La façon dont il assure la présidence française de l’Europe est très positivement ressentie . Il a su coordonner les différents Etats et proposé des solutions qui ont été favorablement accueillies.

Il reste certes que la crise est là bien présente avec ses problèmes de chômage et de pouvoir d’achat. Mais, les Français ont le sentiment que le capitaine, dans une mer démontée, tient bien le cap.

Charles Debbasch





11/11/2008 11:38
L'EMBELLIE DE SARKOZY  0 commentaire




07/11/2008 10:04
LUTTE DE SUCCESSION AU PS  0 commentaire

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LA LUTTE DE SUCCESSION AU PARTI SOCIALISTE

 

Depuis l’annonce du départ de François Hollande, le Parti socialiste vit une dure campagne de succession. Le Congrès du Parti devant se tenir du 14 au 16 novembre, les militants socialistes votaient cette semaine pour la motion de leur choix. Ségolène Royal  a créé la surprise en arrivant en tête avec 29% des  votes.  Bertrand Delanoë et Martine Aubry sont au coude à coude pour la deuxième place avec autour de 25% chacun, Candidat de l'aile gauche du parti, Benoît Hamon est quatrième avec environ 19%. Les deux "petites" motions du pôle écologique et d'Utopia ont recueilli entre 1,5% et 2%.

Ce vote constitue un désaveu pour les poids lourds du parti. En effet, Bertrand Delanoë bénéficiait du soutien du Premier secrétaire sortant François Hollande, de Lionel Jospin, de Michel Rocard ainsi que de nombreux cadres. L'assise populaire de Ségolène Royal reste importante mais elle ne garantit pas son succès final puisque à présent des alliances vont se nouer entre les différents courants pour tenter de contrecarrer sa candidature.

La crise internationale actuelle incite le parti à se gauchir pour profiter des difficultés du libéralisme. Ainsi , Ségolène Royal est amenée à mettre au second plan sa volonté de nouer une alliance avec le Modem tandis que Bertrand Delanoë met un bémol à sa tentation libérale. Il s’agit de ne pas laisser d’espace libre à gauche au bulldozer Besancenot et d’adapter la doctrine du PS à la nouvelle société internationale.

Charles Debbasch

 

 

 


06/11/2008 19:36
FICHIER EDVIGE RECOURS REJETE MAIS DECRET ENTERRE  0 commentaire

EDVIGE RECOURS REJETE MAIS DECRET ENTERRE

 

Le 29 octobre 2008, le Conseil d’Etat a rejeté pour défaut d’urgence la demande de suspension du décret portant création du fichier « Edvige »Mais ce rejet n’a pu être obtenu que parce que le gouvernement a renoncé à  mettre en œuvre ledit fichier.

 

 Le juge a en effet estimé qu’il résultait de l’instruction de l’affaire que le gouvernement a pris la décision de procéder au retrait du décret en cause et saisi le Conseil d'Etat d’un projet de décret en ce sens, même si celui-ci n’est pas encore publié.

 

 En outre, le gouvernement a transmis pour avis à la Commission nationale de l’informatique et des libertés un nouveau projet de décret portant création d’un traitement automatisé de données à caractère personnel intitulé EDVIRSP (exploitation documentaire et valorisation de l’information relative à la sécurité publique).

 

 Enfin, le juge des référés a pris acte des instructions données aux services pour qu’il ne soit pas fait application des traitements nouveaux autorisés par le décret du 27 juin 2008. Il en a déduit que la condition d’urgence n’était pas remplie.

 

Le nouveau décret en préparation devrait prendre  en compte les principales objections qui ont été présentées contre le décret Edvige.

Charles Debbasch


05/11/2008 20:12
LE SUCCES DE BARACK OBAMA  0 commentaire

LE NOUVEAU SOUFFLE DES ETATS-UNIS

 

Ces dernières années les Etats-Unis paraissaient quelque peu essoufflés sur la scène internationale. Dans tous les Etats, la fin d’une présidence est marquée par un certain immobilisme. Ce phénomène était accusé aux Etats-Unis par l’érosion de l’autorité de George Bush .A son engagement désastreux en Irak sur la foi de rapports mensongers s’était ajouté l’effondrement du système financier américain. Le mythe du rêve américain s’était quelque peu effrité et le modèle américain ne récoltait plus les espoirs.

 

On en venait presque à oublier que les Etats-Unis ont un des systèmes démocratiques les plus perfectionnés de la planète. Une très large participation populaire au pouvoir, un système fédéral qui laisse une très grande autonomie à la base, un président élu au suffrage populaire quasi-direct, deux chambres législatives puissantes et bien outillées et un pouvoir judiciaire très indépendant assurant strictement la protection des droits et des libertés. Il ne fallait pas pour autant négliger les tares de la démocratie américaine : la trop grande puissance de l’argent, le confinement relatif de la minorité noire, la puissance des lobbys.

 

La compétition électorale qui vient de se terminer par la victoire de Barack Obama illustre l’excellente campagne populaire qui a précédé l’épreuve électorale .Avant de convaincre l’Amérique toute entière, chaque candidat a du s’imposer dans son propre parti. Déjà à ce stade le parti démocrate a démontré son dynamisme puisque les deux principales figures qui s’affrontaient étaient une femme Hillary Clinton et un américain de race noire Barack Obama. Ce qui constituait deux premières. Après avoir convaincu son parti , Barack Obama a du séduire l’Amérique.

 

Il a su faire de ses apparentes faiblesses une force. Il n’était ni le représentant des grands trusts ni celui du capital. Il a préféré devenir le représentant des petites gens se disant avec juste raison que les petits ruisseaux forment les grandes rivières. Les dons individuels ont effet été particulièrement importants dans le camp démocrate, Barack Obama a décidé, à la surprise générale, de se passer du financement public prévu par le système électoral américain et de faire appel aux dons individuels. Ainsi, le candidat démocrate a conquis plus de donateurs que son adversaire dans toutes les catégories sociales, les petits donateurs (moins de 200$) représentent 48% des dons reçus, contre 34% pour MC Caïn. Grâce à une large participation populaire-qui augurait déjà de son succès, Obama a ainsi bénéficié d’un budget record : 593 millions, contre 216 pour MC Caïn. La publicité politique lui aura coûté 207 millions contre 119 millions pour son concurrent. Obama s’est ainsi offert 30 minutes de prime-time pour un montant estimé entre 3,5 et 5 millions de dollars.

 

Armé de son slogan « YES  WE CAN », il a su faire de ses racines étrangères et de sa race noire une force. La Constitution américaine est très libérale à cet égard : pour être candidat, il faut être américain de naissance-ce qui exclut les naturalisés- et avoir au moins quatorze ans de résidence aux Etats-Unis et trente-cinq ans d’âge. Agé de 47 ans, né aux Etats-Unis d’un père kenyan et d’une mère américaine  Barack Obama remplissait ces conditions théoriques. Il lui restait à vaincre l’apparent handicap d’être le premier Noir à briguer la magistrature suprême. Il lui fallait parachever le combat qu'ont conduit depuis 45 ans les militants des droits civiques avec au premier rang Martin Luther King. Certes des progrès ont été accomplis Près de 10 % des membres du Congrès et des centaines de maires sont des Noirs, et ces derniers sont de plus en plus nombreux à entrer dans la classe moyenne et certaines professions élevées. Mais il restait à franchir la première marche du podium . Barack Obama l’a fait avec détermination et talent

Son élection inspirera de. la fierté à tous les Noirs du monde entier qui ont eu à souffrir de la discrimination. Elle est aussi à porter au crédit de tous les Américains qui ont su vaincre leurs préjugés.

 

La tache qui attend le nouveau Président est immense. Il doit redonner à son pays la rage de vaincre et la passion de la justice qui étaient quelque peu érodées. Sur le plan international, Barack Obama aura à cœur de mieux entendre la voix des humbles et des déshérités de la croissance. Un nouvel espoir est né.

 

 

Charles Debbasch

 

Charles Debbasch est ministre, conseiller spécial du Président Faure Gnassingbé

Agrégé des Facultés de Droit et des sciences économiques,il est l’auteur d’un nombre considérable d’ouvrages et de publications scientifiques traduits en plusieurs langues et de milliers d’éditoriaux publiés dans la presse française et étrangère .On lira son analyse du régime politique américain dans Droit Constitutionnel et Institutions politiques 1023 p Paris Editions Economica

 

 

 


28/10/2008 12:53
NICOLAS SARKOZY A ETE TRES BON  0 commentaire

NICOLAS SARKOZY A ETE TRES BON

 

 

La presse étrangère est rarement favorable aux dirigeants français. On nous accuse trop souvent de manier plus facilement le verbe que l’action. Aussi, faut-il accueillir avec intérêt l’appréciation portée sur le président français durant la crise par le Financial Times.« Nicolas Sarkozy a été très bon…En évitant tout dérapage et en présentant un front uni, Sarkozy a sauvé la mise pour l’Union européenne. »

 

Les grands gouvernants se révèlent dans les difficultés et l’adversité. Dans les eaux calmes, les falots peuvent faire illusion. Mais c’est dans les tempêtes que l’on découvre les grands capitaines. La chancelière allemande pouvait faire impression avant la crise. Dés que celle-ci s’est déclenchée, elle n’a pas su tenir le cap optant d’abord pour l’individualisme avant d’agir en catastrophe. En revanche, Nicolas Sarkozy s’est comporté en véritable leader de l’Union européenne. Il a été efficace et rapide, directif et diplomate. Il a su parvenir au consensus pour une réponse ordonnée aux défis de la crise qui a servi de modèle à la plupart des Etats de la planète. Servi par un sherpa remarquable et discret, il a donné la vraie mesure de son talent.

 

Au point de faire poindre des regrets dans la perspective de la fin décembre quand sonnera la fin de la présidence française de l’Union européenne. La succession tchèque inquiète à juste titre avec ses eurosceptiques. L’Europe ne peut pas jouer les abonnés absents dans la période de trouble que nous traversons. Aussi, faut-il défendre la position de Nicolas Sarkozy d’institutionnaliser un Euro groupe de la zone Euro dont il serait normal qu’il fut présidé par celui qui a été très bon.

 

Charles Debbasch


21/10/2008 10:27
LA FABLE DU FMI  0 commentaire

LA FABLE DU FMI

 

En ce temps là, les grands argentiers du monde entier se désespéraient.

 

 Ils venaient de vivre une époque de généreuse  abondance. Tout allait pour le mieux jusqu’alors au royaume du business. Le cours des actions s’envolait. Les bonus des traders ressemblaient à des jackpots de casinos. La classe des nantis se protégeait. Quand l’un d’entre eux commettait quelque négligence, on ouvrait la cabine de l’avion non pour le vouer à une quelconque chute libre mais pour faciliter son atterrissage dans le monde ordinaire avec un parachute doré façon de récompenser sa négligence. Les banques s’étaient engouffrées dans l’euphorie ambiante .Elles avaient oublié qu’elles n’existaient que par l’argent de leurs clients et, qu’à force de jouer avec ces fonds, elles risquaient de se trouver à découvert. Au lieu de soutenir les activités productives, elles s’étaient lancées dans la création de véritables sociétés fictives dont les titres étaient basés sur les créances incertaines qu’elles détenaient sur des tiers. Pris dans cette grande folie de la finance ordinaire, les Etats avaient eux-mêmes succombé au vertige de l’argent facile. La planche à billets et les emprunts avaient remplacé la gestion de bon père de famille. Quelques esprits chagrins essayaient de temps à autre de prédire que tout ceci finirait mal mais on les traitait comme des croquemorts faisant irruption dans une noce joyeuse, comme un cortège d’enterrement traversant quatre mariages. Ils étaient des empêcheurs de danser sur le pont de Wall Street. Les beaux messieurs de la Finance ne devaient pas être troublés par ces oiseaux sombres.

 

L’orage éclata cependant avec soudaineté. Un des principaux établissements financiers des Etats-Unis à court de liquidités fut contraint de mettre la clé sous la porte .L’onde de choc fut terrible. Le château de cartes de la confiance s’effondra. Les bourses furent à l’agonie. Et les banques si libérales dans les temps de prospérité, s’agenouillèrent devant les Etats en implorant leur aide. Le trouble s’installa dans les esprits comme si une religion  s’effondrait avant même qu’une nouvelle croyance n’émerge. Les libéraux devenaient subitement interventionnistes et les socialistes volaient au secours du monde capitaliste. Même le maître de toutes les Russies en appelait  à la raison pour que cesse se désordre.

 

Dans ce grand désarroi, on était à la recherche d’un grand architecte pour rebâtir un nouveau temple. Mais le président américain était presque au bout de son mandat et de la masse des dirigeants seul émergeait le Chef d’Etat français qui par un heureux hasard cumulait ses fonctions pour quelques semaines avec la Présidence de l’Europe. On comptait aussi beaucoup sur les instances financières internationales et notamment sur le FMI.A la tête de cette institution depuis quelques mois un Français était devenu la coqueluche du gratin international. Socialiste mais libéral, il paraissait être le right man in the right place au moment où, justement il fallait concilier l’Etat et le marché, le libéralisme et l’interventionnisme .A la veille d’une grande conférence internationale, un drame pourtant éclata.

 

Chacun sait que lorsque les peuples sont dans le désarroi, ils cherchent un bouc émissaire. Déjà,  ici et là sur la planète, on condamnait les financiers à la dégradation . À la place du parachute doré on leur laissait tout juste leur caleçon avant de  les chasser. Je ne sais pourquoi j’ai employé ce qualificatif de  sous-vêtement . Sans doute pour vous annoncer que dés lors que les cerveaux des financiers avaient perdu le contrôle de la situation, on allait désormais  s’en prendre à ce qui se passait au dessous de la ceinture. Les États-Unis  sombraient déjà depuis quelques années dans une sorte de terrorisme sexuel. Des intégristes s’étaient faufilés dans le sillage du mouvement de libération des femmes. Ils traquaient tous ceux qui, en situation de responsabilité, succombaient aux charmes des partenaires du sexe opposé. Déjà le président Clinton avait été la victime de cette chasse au sexe. La fellation partagée avec une de ses secrétaires avait occupé l’actualité mondiale. Chacun craignait de se retrouver dans une situation compromettante. Le professeur d’université se gardait bien de monter dans le même ascenseur qu’une de ses étudiantes de peur qu’elle ne l’accusât ensuite d’avoir voulu la conduire au septième ciel. Le directeur recevait la jeune stagiaire dans son bureau la porte ouverte pour être sûr de ne pas être ensuite injustement accusé. Chasser le sexe du lieu de travail était l’objectif des nouveaux talibans américains. Ils oubliaient que les êtres humains n’ont de rapports qu’avec les gens qu’ils connaissent. Comme le dit l’humoriste : « On reproche toujours aux êtres humains de courtiser la meilleure amie de leur femme, sa cousine, sa belle sœur ou sa collègue de bureau .Voudriez vous alors qu’ils couchent avec des gens qu’ils ne voient jamais. » Il n’empêche .Le terrorisme sexuel rendait les hommes prudents. Dés lors que faire la cour  était assimilé à du harcèlement, il fallait ses distances garder. Chassez pourtant le sexe, il revient au galop. Faute de le pratiquer en réel, les américains s’étaient réfugiés dans le virtuel. La pornographie était devenue la reine de l’Internet  et les chaînes de télévision des vitrines pour exposition de playmates en chaleur. C’est dans ce contexte que l’on apprit que le directeur du FMI avait partagé quelques moments d’extase avec une de ses secrétaires. Aussitôt, la presse se déchaîna contre l’imprudent qui avait violé la prohibition du sexe au bureau. Un bouc émissaire était enfin offert à tous ces épargnants qui avaient vu leurs économies fondre en bourse, à tous ces salariés qui étaient en panne d’emploi.

 

Il s’ensuivit un grand trouble dans la planète des finances. La monnaie américaine subit de lourds assauts. Au lendemain d’une nuit historique, l’opinion mondiale apprit que le Congrès américain avait décidé de supprimer le dollar et de le remplacer par l’ECU.

 

Charles Debbasch

 

 

 

 


17/10/2008 12:38
L'IMPREVISION ECONOMIQUE  0 commentaire

L’IMPREVISION  ECONOMIQUE

 

Quand au mois de juillet dernier le pétrole dépassait les 147 dollars le baril, les « experts » nous prédisaient un baril à plus de 200 dollars pour les mois à venir. Aujourd’hui, le  pétrole est tombé en dessous des 70 dollars et les économistes cartomanciens se taisent piteusement. Voilà de quoi nous faire douter désormais de ces grands savants plus habiles à expliquer les crises une fois qu’elles se sont déclenchées qu’à les prévoir. La prévision économique parait relever du domaine de ces horoscopes dont les prédictions ont autant de chances d’être exactes que de ne pas l’être.

Pourtant,  la science économique n’a cessé de faire des progrès. Les instruments d’observation statistique sont précis, divers et performants. Les flux monétaires et financiers sont connus et identifiés.

Pourquoi alors tant d’erreurs dans l’anticipation ?

Les groupes sociaux sont souvent tentés par la facilité et ils préfèrent que les choses ne soient pas différentes de ce qu’ils voudraient qu’elles fussent. Chacun savait que le désordre économique et financier des Etats-Unis générait des déséquilibres difficilement supportables à terme mais tous préféraient se voiler les yeux  devant ces réalités pour ne pas remettre en cause leur gestion approximative. La même tendance inspirait en France le recours au déficit pour permettre à la nation de vivre au dessus de ces moyens en faisant supporter la charge des emprunts aux générations futures.

 La mondialisation de l’information bouscule avec rapidité les réalités. Un simple incident bancaire ou boursier isolé da ns un Etat se communique instantanément sur toute la planète. Or, il n’existe pas de gouvernement mondial capable de prendre dans l’instant les décisions qui s’imposent. Dés lors, des virus pervers peuvent bouleverser les économies avant que les gouvernements  puissent réagir.

ne réagissent.

Les prévisions sont également déformées par les groupes de pression. Aucun gouvernement n’a intérêt à dévoiler des prévisions sombres .Chacun annonce que la sortie du tunnel est pour bientôt et même si l’obscurité se prolonge les politiques préfèrent annoncer des lendemains qui chantent plutôt que des jours douloureux.

Les changements sont alors retardés jusqu’à ce que les réalités les rendent inéluctables. Depuis cinquante ans, les brevets pour permettre la réalisation de voitures électriques ont été raillés par les groupes pétroliers. Ce n’est qu’aujourd’hui, sous le poids des nécessités de protection de la nature et de la raréfaction des sources d’approvisionnement en pétrole, que des productions de véhicules propres sont programmées.

Il faut en être conscient : la prévision économique est aussi aléatoire que nos comportements. L’addition des indéterminations ne peut déboucher sur des certitudes.

Charles Debbasch

 


15/10/2008 20:35
LA MARSEILLAISE SIFFLEE  0 commentaire

LA MARSEILLAISE SIFFLEE

 

Chaque Nation s’identifie à un hymne, la version musicale du drapeau. En écoutant dans le recueillement et le silence l’hymne national, chacun se réfugie dans ses pensées et s’identifie à la communauté dans laquelle il vit. L’hymne est un concentré des douleurs et des sacrifices, des joies et des espérances qui soudent les citoyens d’un Etat.

 

Ne pas respecter l’hymne c’est cracher sur la tombe de tous ceux qui sont morts pour la patrie, c’est insulter l’avenir de tous ceux qui espèrent des lendemains meilleurs.

 

 Ce respect doit être partagé. Chacun d’entre nous doit avoir la même considération pour les hymnes des autres Nations. C’est en écoutant les hymnes que les hommes se rapprochent dans une fraternité de destin et un respect mutuel.

 

Les incidents itératifs que connaît le Stade De France lors de l’exécution de la Marseillaise sont donc inadmissibles et le comportement de ces prétendus sportifs qui ont sifflé la Marseillaise lors du match France-Tunisie doit être condamné sans réserve.

 

Je ne suis cependant pas certain qu’avoir décidé d’interrompre tout match au cours duquel l’hymne national serait sifflé soit une sage décision. Comme toute sanction collective, elle entrainera des phénomènes de solidarité et risquera de provoquer sur le terrain de graves troubles à l’ordre public au moment où elle sera appliquée. Ce problème doit , à mon avis, relever de l’appréciation des autorités de police. Si elles estiment qu’il y a un risque grave pour l’ordre, la sécurité et le respect du à la Nation, elles doivent tout simplement interdire la manifestation. Si, en revanche, le problème est le fait d’une minorité d’excités, il faut leur appliquer les mêmes sanctions qu’aux violents des matchs et interdire de stade les hooligans de l’hymne.

 

Charles Debbasch


14/10/2008 12:23
RESOUDRE LA CRISE ECONOMIQUE ET FINANCIERE  0 commentaire

UNEACTION CONCERTEE POUR RESOUDRE

 LA CRISE ECONOMIQUE ET FINANCIERE

 

Face à la crise, les grandes puissances ont adopté, dans un premier temps, la stratégie du chacun pour soi. Pourtant, comme l’a souligné dés le départ le Président Sarkozy, seule une action concertée à l’échelle mondiale et européenne pouvait permettre d’espérer panser les plaies de l’ouragan monétaire et financier. Le Chef de l’Etat français s’est dépensé sans compter pour arriver à cette réponse unitaire. Avec les décisions de l’Eurogroupe, l’ordre a été remis dans la maison et, si chaque Etat peut adapter le ton de sa partition, celle-ci est commune à l’ensemble des participants, les dernières réticences allemandes ayant été vaincues.

 

Pour la France, le plan est clair et équilibré. L’Etat pourra mobiliser jusqu’à 360 milliards d’euros pour sauver le système bancaire. Il apportera une garantie aux prêts interbancaires jusqu’à 320 milliards d’euros. 40  milliards serviront à recapitaliser les banques qui seraient en difficulté. Une société dont l’Etat sera l’unique actionnaire sera créée à cet effet. .

 

Il ne s’agit pourtant pas de donner un chèque en blanc aux banques .Elles payeront les services que l’Etat leur rendra. La garantie de l’Etat sera payante «à un prix normal du marché». De même, l’Etat «sera rémunéré pour son apport» aux établissements ayant besoin de fonds propres. «Il s’agit de rétablir la confiance et non pas de venir au secours d’établissements qui se trouveraient en difficulté du fait d’une mauvaise gestion.» a précisé Nicolas Sarkozy. Les banques faisant appel à l’Etat auront des obligations de morale financière notamment dans le domaine sensible des rémunérations pour éviter les dérives scandaleuses de ces dernières années telles que les parachutes dorés ou les bonus des traders. Si, dans  l’urgence, l’Etat devait voler au secours d’une banque pour qu’elle ne sombre pas, il en prendra le contrôle et sa direction sera changée.

 

Ce plan clair et équilibré décliné dans tous les pays européens et qui sert de modèle d’inspiration à de nombreux Etats de la planète est de nature à restaurer la confiance. Il reste que les déséquilibres économiques fondamentaux qui sont à l’origine de la crise demeurent. C’est l’aptitude des Etats à les corriger qui  permettra d’éviter de nouvelles rechutes.

 

Charles Debbasch

 


10/10/2008 0:39
PAYS EMERGENTS ET ETATS IMMERGES  0 commentaire

PAYS EMERGENTS ET ETATS IMMERGES

 

 

On a pris l’habitude de qualifier de pays émergents les Etats qui sortent progressivement du sous-développement tirés par une croissance forte, une expansion industrielle, un développement  des exportations notamment de matières premières.

 

On peut se demander si l’actuelle crise financière et boursière- même si l’on fait abstraction de ce qu’elle a d’excessif et de passager – n’est pas le révélateur d’une nouvelle catégorie : celle des Etats surdéveloppés qui sont progressivement en voie de quitter l’ère de l’opulence pour devenir des Etats immergés.

 

L’Etat immergé est un Etat qui  a une forte dépendance de l’extérieur dans le domaine des matières premières et notamment  de l’énergie. Il est ainsi vulnérable, économiquement puisqu’il n’a pas la maitrise des prix, et politiquement puisqu’il est à la merci des pressions de ses fournisseurs.

 

L’Etat immergé est un pays en voie de désindustrialisation. Les uns après les autres ses sites industriels ferment, ruinés par les importations des pays émergents ou se délocalisent. La construction automobile  risque d’être en Europe le prochain secteur ravagé comme elle l’est d’ores et déjà aux Etats-Unis.

 

L’Etat immergé est un Etat dont le déficit commercial s’accroit progressivement. C’est la conséquence de la  désindustrialisation et des délocalisations. Au premier semestre 2008, le déficit du  commerce extérieur de la France est de 24 milliards d’euros.

 

L’Etat immergé est un Etat dont la croissance est faible ou négative ; Ce qui va être le cas cette année dans la plupart des pays européens. Que l’on compare ce taux négatif aux 10% de croissance chinoise !

 

L’Etat immergé est un pays où le taux de chômage se développe et frôle souvent les 10% comme c’est le cas en Espagne.

 

L’Etat immergé est un pays où  les déficits publics sont élevés .La distribution artificielle du pouvoir d’achat permet un temps de dissimuler le déclin des forces productives. Mais elle est génératrice de désordres monétaires et financiers

 

En conclusion, l’Etat immergé est un pays qui quitte insensiblement les rives de la richesse et du développement pour s’enfoncer dans des marais sombres et incertains.

 

Charles Debbasch


08/10/2008 0:10
LE TREMBLEMENT DE TERRE FINANCIER  0 commentaire

LE TREMBLEMENT DE TERRE FINANCIER

De jour en jour la crise financière n’en finit pas de se répandre et de s’amplifier. Elle désoriente les Etats et les opinions publiques produisant des effets politiques contrastés

 

UNE CRISE QUI SE GENERALISE

 

Elle étend son champ géographique. Partie des Etats-Unis, elle a gagné l’Europe puis l’Asie. Elle frappe aujourd’hui le Moyen Orient et les pays du Golfe.  « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés »

Elle frappe des domaines de plus en plus larges .Elle touchait au début le seul secteur bancaire .Elle s’est étendue par contagion aux assurances puis aux matières premières. Elle commence à provoquer un désordre monétaire .Avec la réduction des facilités de crédit, elle atteint nécessairement le commerce et l’industrie.

Elle n’est pas cantonnée au monde capitaliste. Dans les premières semaines du déclenchement de la crise, le duo Medvedev-Poutine pouvait fustiger les sociétés occidentales. Aujourd’hui, la bourse russe étant lourdement touchée, les dirigeants russes en appellent à la solidarité mondiale

 

DES REPONSES MAL COORDONNEES

 

Les Etats tentent vainement de coordonner leurs politiques. Mais ils sont, avant tout, tentés par l’égoïsme du chacun pour soi.

Les Etats-Unis ont lancé le mouvement de sauvetage des banques sans concertation provoquant un effet reflex dans d’autres pays ;

L’Allemagne a refusé une initiative concertée pour sauver le secteur bancaire mais elle a du, en catastrophe, reprendre une grande banque ;

L’Irlande- l’insolente enfant trublion de l’Europe- a garanti les dépôts bancaires dans les banques irlandaises déstabilisant le système bancaire de Grande Bretagne.

 

DES REMEDES IMPRECIS

 

Pour l’instant,, les Etats se contentent de renflouer les banques en situation de découvert. Mais, en réalité, les procédures employées sont très diverses. La procédure préventive consiste pour les Etats à garantir à l’avance les dépôts bancaires des particuliers pour éviter qu’un mouvement de panique amène les déposants à se ruer pour retirer leurs économies. La procédure curative consiste à éviter le dépôt de bilan en injectant des liquidités. Mais, les Etats se gardent bien de parler de nationalisation. Il s’agit d’une prise de participation temporaire de l’Etat prête à être cédée dés qu’une occasion se présente. Ainsi Fortis ,recapitalisée temporairement par les Etat belges et français, a été rapidement recédée à BNP-Paribas.

 

DES CONSEQUENCES POLITIQUES LOURDES ET IMPREVISIBLES

 

Les pouvoirs politiques sont naturellement déstabilisés par l’imprévu du quotidien. Ils doivent rassurer leurs opinions publiques pour éviter les contagions. Mais, en même temps ils savent que l’incendie couve et qu’il peut gagner de nouveaux secteurs à n’importe quel moment Rassurer en permanence, alors que chacun sait que tout peut arriver, risque de porter atteinte à la crédibilité des gouvernants en place.

 

Ceux-ci doivent en appeler au sens civique et à l’unité nationale. Mais, pour les oppositions, l’occasion est trop belle de taper sur les pouvoirs en place. Elles doivent pourtant se montrer prudentes pour ne pas apparaître à l’égard de l’opinion publique comme responsables de la débâcle.

 

Deux forces donc se combattent : une qui pousse à serrer les coudes autour des gouvernements, une autre qui consiste à imputer la crise à leur débit. Ce second tropisme est dominant et, aux Etats-Unis, il avantage Obama par rapport à Mac Cain.

 

C’est dire que l’onde de choc du tremblement de terre financier est appelée à se propager dans le champ politique.

 

 

Charles Debbasch

 


02/10/2008 21:14
REFORMER LA CARTE ADMMINISTRATIVE  0 commentaire

REFORMER LA CARTE ADMINISTRATIVE

 

La décentralisation a pour but de rapprocher l’administration des administrés. Mais la carte administrative de la France est si complexe que cet objectif louable est mal atteint. La France compte  26 Régions, 100 départements, 36 000 communes et 18 000 groupements intercommunaux. Dans son discours de Toulon du 25 septembre 2008 Nicolas S